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  • : Tout commence par une rencontre. Quelle sera la suite ?
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A quoi bon ?


Accéder à nos vérités.


Puisque nous sommes pétris de paradoxes, de joies et de tourments et que nous vivons de souvenirs qui nous retiennent et de projets qui nous attirent, je partagerai ici les sujets qui me tiennent à cœur en choisissant de les effleurer délicatement.


Je crois à la poésie plus qu’à d’autres formes l’expression pour toucher nos vérités. Elle offre un accès plus libre, plus immédiat, plus riche, plus sensuel et pour tout dire plus vivant à notre réalité.


 

 

Illustration :  Comerre « la belle liseuse »

Etat d'esprit

L’art n’est pas chaste, on devrait l’interdire aux ignorants innocents, ne jamais mettre en contact avec lui ceux qui y sont insuffisamment préparés. Oui, l’art est dangereux. Ou s’il est chaste, ce n’est pas de l’art. (Pablo Picasso)

Mardi 27 novembre 2 27 /11 /Nov 17:05
 

« Le vrai génie sans cœur est un non-sens.

Car ni intelligence élevée, ni imagination, ni toutes deux ensemble ne font le génie.

Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l'âme du génie. »

(Wolfgang Amadeus Mozart)

 
 
 

Petite chieuse, petite danseuse, ça ne fait pas cinq minutes que je suis avec toi

et je sens déjà que pour toi je vais faire des folies.

 

Petite cocotte, petite salope, tu te donnes à moi comme ça,

tu es le genre de nana qui va me rendre dingue.

Tu vas me couter cher, tu vas me perturber, tu vas me bouffer du temps.

Tu vas tout foutre en l’air et je sais déjà que je vais adorer ça.

 

Petite conne, petite cochonne, j’ai envie de toi et tu fais tout pour m’exciter.

J’ai tout ce qu’il faut pour te combler.

Je sens que je vais traverser en dehors des clous, que tu vas me rendre fou.

 

Petite insolente, tu joues à l’innocente, tes yeux qui brillent

et tes gris-gris qui scintillent, tes tenues presque sages et tes dentelles affriolantes.

La nuit promet d’être violente.

 

Il aurait mieux fallu que je rentre, mais tu me plais, mais tu me tentes.

Nos voies se croisent, nos corps s’embrasent, nos voix se taisent,

et tout notre génie se met au service de nos vices…


 
 
 
 
 

© DGC 11 2007

illustration : Jude Law et Norah Jones dans le Film  de Wong Kar Wai "My blueberry nights"

 
Par E-Lover - Publié dans : Portrait de muse
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Lundi 19 novembre 1 19 /11 /Nov 17:00
 

« C'est formidable le cinéma. On voit des filles avec des robes.

Le cinéma arrive et on voit leurs culs... » Jean-Luc Godard Le mépris
 
 

Juste un petit coup de fil
(l’air de rien)
 
Se voir en tout honneur
(en tout bien)
 
Une soirée pour une toile
(c’est pas loin)
 
Par un rencard galant
(en copains)
 
Mais on n’est pas des anges
(ni des saints)
 
Dans son regard j’m’égare
(avec soin)
 
Dans la foule la pression
de ses seins
 
Elle choisit le rang du fond
(mine de rien)
 
Nos sourires et ma paume
(sur ses reins)
 
Salle obscure nos sièges sont
nos écrins
 
Sans pudeur quelques vête-
ments en moins
 
Sur l’écran les gangsters
(les coups de poings)
 
Dans nos voix pas la trace
d’un chagrin
 
Nos doigts s’effleurent se cherchent
(l’air de rien)
 
Parcours tactiles supplice
des bas fins
 
Jouer à qui mieux-mieux
(aux malins)
 
Virevoltes braguettes bouclettes
(jeux de vilains)
 
Sur l’écran attendrons...
le mot fin.


 
© DGC 11 2007
illustration Jason Chan
 
Par E-Lover - Publié dans : Loisirs
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Mardi 13 novembre 2 13 /11 /Nov 16:38
 

 « J'ai servi la beauté. Y a-t-il au monde chose plus grande ? » (Sappho)

 
 
 

J’ai récemment vu les œuvres de Titouan Lamazou au Musée de l’Homme à Paris.

 

Moment magnifique partagé en très bonne compagnie, comme il se doi(g)t. Très agréable de déambuler au milieu de toutes ces muses sublimes… Plaisir d’autant plus intense que les visiteurs sont très majoritairement des visiteuses (avis aux a-mateurs !).

 

L’expo Zoé Zoé présente un tour du monde à travers de très nombreux portraits peints, dessinés, croqués, photographiés de femmes de toutes conditions.

 

Le travail de Titouan Lamazou est exceptionnel par son volume et sa qualité. L’adepte de belles images trouvera à son gré des correspondances avec des auteurs de bande dessinée, de la peinture et des documents d’ethnographie. Je voulais chaudement vous encourager à aller voir cette exposition. Vous apprécierez les talents multiples de cet artiste qui sait magnifiquement regarder les femmes (et le monde). Plus que l’artiste, je voulais saluer l’homme pour le geste qu’il nous propose. Il a mis sa vie, ses moyens et sa passion au service des femmes au cours de ce voyage de six années sur le cinq continents.

 

Si j’admire le navigateur et l’aventurier, j’apprécie encore plus celui qui se fait le héraut des multiples causes qui concernent la condition féminine, sans pour autant prétendre faire de l’humanitaire. Expo intelligente et utile aussi, donc. L’Unesco a apporté son soutien à Titouan Lamazou pour l’expositon Zoé Zoé. Une série de reportages est consacré à ce travail sur France 5 actuellement (du 15 octobre au 21 décembre)

 

Les curieux trouveront un petit aperçu des œuvres et de la mise en espace sur mon Album Ici. Ne le répétez pas trop fort : les photos étaient interdites, (même avec un téléphone équipé d’un appareil numérique à 2 Mo très discret)… mais c’est pour la bonne cause !

 
 

EXPOSITION PROLONGÉE JUSQU'AU 15 MAI 2008
 
 
© DGC 11 2007
Photo DGC
 
Par E-Lover - Publié dans : Références
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Mardi 6 novembre 2 06 /11 /Nov 22:12
 

« Les hommes, on ne devrait les rencontrer qu’à certaines heures pâles de la nuit.

Avec des problèmes d’hommes, des problèmes de mélancolie. » (Léo Ferré)

 
 
 
 

C’est ce soir là, peut-être, que ça m’est apparu plus clair que jamais. Il semblait pourtant que nous étions en parfaite harmonie. Et puis c’est arrivé. Une évidence aveuglante.

 

J’ai écrit il y a longtemps que nous étions seuls, définitivement seuls et que l’instant de la rencontre, de l’amitié véritable était une sorte de miracle entre deux êtres. Ce soir là, notre discussion portait justement un peu là-dessus. Mon absence, nos solitudes, et puis nos retrouvailles. Quand elle pensait à moi, à ce que je faisais dans mon travail, à mes voyages, à nos coups de téléphone, à tous ces gens que je rencontrais.

 

« Rien de passionnant, lui disais-je, ce que l’on fait est sans grande importance. »

Parce qu’on fait le job, on tient le rôle, on donne le change. Oui, on aime bien voir certaines personnes quand on les apprécie, c’est vrai. Alors on échange un peu, on entretient quelques relations. Mais tout ça n’est rien.

 

« Je peux bien te raconter tout ce que je fais, tous ceux que je vois dans mon travail, les endroits où je vais, ce n’est ni ce que je ressens, ni ce que je vis, ni ce que je suis. C’est juste la surface, l’apparence, l’écume de ma vie. Je pourrais te dire que parfois je m’ennuie, que certaines choses me révoltent et que je retiens souvent ma colère, ou qu’il m’arrive d’être enthousiaste, ou bien que j’éprouve de la gratitude envers ceux qui m’apprécient. »

 

S’entrouvrir

 

Quelquefois il nous arrive de partager comme par miracle un peu de ce que nous sommes. La carapace alors s’entrouvre. C’est ce moment très rare que j’appelle Rencontre, quand deux êtres entrent vraiment en contact, en échange.

 

« Nous, par exemple, nous nous connaissons, nous croyons nous connaitre. Tu me dis que tu connais mon caractère, mes goûts et tout ça. On vit ensemble depuis vingt ans. Et tu penses me connaitre, tout comme tu crois que tu m’as permis de te connaitre. »

 

A mon avis il n’en est rien. Nous nous sommes rencontrés il y a longtemps, et jadis nous nous connaissions. Puis nous avons évolué, grandi, changé. Nous ne sommes plus les mêmes qu’au début. Nous nous sommes perdus de vue. Maintenant, on garde l’essentiel pour soi. C’est très rare qu’on se dévoile l’un à l’autre. De proche en proche, au début un peu par omission, ou par paresse. Puis par habitude ou par peur de déranger. Enfin par crainte de blesser, et finalement par choix.

 

Pourquoi ? Parce qu’un jour tu m’as jugé. Un jour j’ai voulu me dévoiler à toi à nouveau. Ce jour où j’ai voulu te montrer qui j’étais devenu. Je t’ai proposé de lire ces lignes où j’exprimais, sans faux semblants certains aspects de ma personne, de ma sensualité. Tu as jugé et tu as rejeté. Aujourd’hui je ne peux plus rien te montrer.

Pourtant je sais, depuis longtemps déjà, qu’ici bas il n’y a pas grand-chose d’autre qui valle. Nous sommes là pour aimer, pour nous exprimer, pour exprimer ce que nous aimons. Le plus justement possible, et chacun avec sa manière.

Parce que ce n’est pas ce qu’on possède ou ce que l’on fait qui dit notre vérité, notre valeur et notre unicité. C’est ce que nous exprimons de notre être. Et c’est le seul moyen que je connaisse pour essayer de nous réconcilier avec cette existence.

Je suis de ceux qui croient à cela.

 

D’autres inventent leur danse

 

L’être humain a cette capacité vertigineuse et sublime d’exprimer ce qu’il est à travers ses œuvres, ses créations, ses travaux. J’aime passionnément jouer avec ce feu. Je m’y essaie en écrivant, en cherchant l’émotion juste, l’instant parfait, le geste équilibré, l’harmonie… comme d’autres peignent, jouent du violon, ou inventent leur danse.

Voilà ce qui peut rester de nous, voilà ce qui nous définit, voilà ce qui me semble intéressant de partager et d’échanger.

 

Alors je t’ai refermé ma porte, mon amour. J’ai eu l’imprudence, l’audace, l’insolence, l’inconscience de croire que tu comprendrais cela. Ce jour où j’ai cru que tu pourrais m’accepter comme j’étais, sans conditions, sans limites, sans questions. Sans réponses.

 

Ce soir là en apparence, nous étions en parfaite harmonie. Ce jour là, j’ai compris que nous étions devenus deux étrangers.

 
 
 
 
© DGC 11 2007
Photo DGC : L'éternel Printemps par Rodin
 
Par E-Lover - Publié dans : Athéologie
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Mardi 30 octobre 2 30 /10 /Oct 23:19
 

« L'érotisme fait peur parce qu'il excelle dans l'excès, s'épanouit dans la surabondance et l'illimité.

Il élève l'instinct au rang d'un art d'aimer, et donc de vivre. » (Sophie Chauveau)

 
 
 
 

Les mots ont leur importance. Ils portent nos images et orientent nos comportements. Ils révèlent aussi nos valeurs et nos choix (j’évite volontairement le mot morale).

 

Il m’arrivait d’être embarrassé lorsqu’on me demandait qui était cette amie avec laquelle j’avais des relations sensuelles et illégitimes. Par jeu, j’ai répondu un jour qu’il s’agissait d’une muse. J’ai conservé ce mot pour son allure poétique et mythologique. Mais pas seulement. Mes amies complices de jeu éveillent souvent en moi des pulsions sexuelles autant que créatives. C’est à mes yeux un des aspects les plus précieux de la rencontre. Rien n’est plus délicieux que de mélanger les plaisirs de la chair et ceux des lettres, ou plus largement des arts quels qu’ils soient. Bienheureux les fous qui font l’amour avec les mots, bienheureuses les belles dont les grâces inspirent des sonnets et des partitions…

 

Lorsqu’on me dit qu’il s’agit d’une maîtresse, ma première réaction est de rejeter ce terme. Pour moi cela suppose une relation entretenue, c'est-à-dire plus ou moins régulière et prolongée ainsi qu’une certaine forme d’engagement parallèle à une vie conjugale et socialement légitime. Or je vis avec une femme que j’aime et avec laquelle je suis marié. Même si le mariage ne signifie pas grand-chose pour moi en tant qu’institution, j’ai voulu et j’ai choisi de m’engager auprès de cette femme. Je ne cherche pas à avoir une seconde épouse clandestine. Ce serait pour moi un manque de cohérence dans mon engagement marital et j’aurais alors le sentiment de trahir ma propre parole. Au fond, je crois sans doute qu’on n’a jamais qu’un seul grand amour. Ma femme a du réussir à me le faire croire.

Voilà pourquoi je considère que je n’ai aucune maîtresse.

 

En revanche le terme d’amante me plait beaucoup parce qu’il résonne en moi différemment. En premier lieu n’oublions pas que deux amants sont « deux personnes qui s’aiment », étymologiquement. Ils s’aiment corps et âme peut être mais rien ne semble indiquer qu’ils s’engagent d’une manière prolongée l’un vis-à-vis de l’autre. Ce mot me semble à la fois plus léger et moins réducteur. Je crois qu’il peut y avoir des amants d’un jour et des amants pour la vie. Ne rêvons nous pas d’un amour idéal entre deux éternels amants ?

 

Le terme d’amant(s) indique une forme de liberté, cette liberté là précisément que je chéris parce qu’elle sait aimer sans dépendances, sans jalousies, sans possession. Cette liberté si difficile à conquérir et qui nous excite tant parce qu’elle est l’érotisme même. Cette liberté des amants qui définit aussi l’essence du libertinage, cet esprit si précieux parce qu’il est à nos yeux l’une des formes les plus nobles de l’amour et du plaisir. Cette liberté que je n’ai pas trouvée dans mon couple légitime… Cet esprit partagé avec quelques muses-amies-amantes qui ne seront jamais mes maîtresses ni de futures épouses.

 

Enfin ce terme est beau parce qu’il me parle d’amour, contrairement au mot maîtresse qui peut laisser supposer une dépendance, une addiction, une hiérarchie, voire une forme sournoise de pouvoir. Je reconnais cependant qu’il y a une certaine noblesse dans la notion de respect que sous entend le mot maîtresse. Ce mot semble accorder un statut supérieur à la personne concernée. Cette posture d’esprit me parait légitime tant qu’elle valorise la personne et non le statut. Il reste pourtant difficilement acceptable pour moi. Dans mes rapports humains, je m’efforce de cultiver chaque lien pour qu’il conserve sa nature unique et sa valeur propre. Et je m’interdis de hiérarchiser ou de mettre en concurrence mes amitiés ou mes amours. Tout comme je n’ai jamais classé ou noté, ni même compté, les personnes que j’apprécie. Je les aime de manières différentes mais pas plus ou mieux. Cela n’aurait aucun sens pour moi.

 

Et vous, mesdames, au masculin, comment désignez vous celui ou ceux qui goûtent aux joies des sens en votre compagnie en dehors de votre doux foyer ? Quelques unes me répondront « mon Maître », je le sais d’avance, mais c’est un cas un peu particulier. Dites-vous « mes amants » « mes chéris » « mes amoureux » « mes 5 à 7 »… ? Utilisez-vous un mot étranger, ou un mot inventé ?


 
 
 
 
© DGC 10 2007
Illustration  : Yslaire
 
Par E-Lover - Publié dans : Athéologie
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Jeudi 25 octobre 4 25 /10 /Oct 13:01
 

« Chaque voyage est le rêve d'une nouvelle naissance. »

Jean Royer La Main cachée
 
 
 
Je veux te voir encore
Prendre ta main encore
 
Gouter ton corps encore
Te faire rougir de plaisir.
 
Nous boirons du vin rouge
Sur les ponts rejouerons
« Tu as de beaux yeux tu sais »
 
Et nous chavirerons
 

 
 
 
 
 
© DGC 10 2007
Photo DGC. La demoiselle au chignon
 
Par E-Lover - Publié dans : Short cuts
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Dimanche 21 octobre 7 21 /10 /Oct 12:35
 « Mon Dieu, que votre volonté soit fête ! » (Frédéric Dard)
 
 
S’éveiller le matin
Te tripoter les seins
Jeux de mains, jeux de câlins
Dimanche c’est jour de fête
 
Rester à paresser
Se perdre sous l’oreiller
Chatouiller sous tes pieds
Dimanche c’est jour de fête
 
Débusquer tes aromes
Déclencher un cyclone
Jeu de peaux, jeu de paume
Dimanche c’est jour de fête
 
S’enfermer dans la piaule
Pour jouer au base-ball
Trouble jeu, jeu de rôle
Dimanche c’est jour de fête
 
Prendre le café au lit
Pour un non, pour un oui
Jouer à touche-pipi
Dimanche c’est jour de fête
 
C’est le jour du Seigneur
Rendons-lui les honneurs
Soyons pieux, soyons joueurs
Dimanche c’est jour de fête
 
Te rendre nymphomane
Te jouer le coup de la panne
Double jeu, jeu de dames
Dimanche c’est jour de fête
 
S’emmêler dans les draps
Retomber dans tes bras
T’introduire quelques doigts
Dimanche c’est jour de fête
 
Agacer ton clito
Et te tourner le dos
Jeux de langues, jeux de mots
Dimanche c’est jour de fête
 
Rebander un peu tard
Te montrer un traquenard
Jeux d’amour, du hasard
Dimanche c’est jour de fête
 
Replonger sous la couette
T’attraper par les couettes
Jouer à saute-belette
Dimanche c’est jour de fête
 
Ouvrons une parenthèse
Dansons la Javanaise
Jouons la Marseillaise
Dimanche… c’est jour de baise !

 
 
 
 
 © DGC 10 2007
Illustration Dorian
 
Par E-Lover - Publié dans : Athéologie
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Mardi 16 octobre 2 16 /10 /Oct 18:30
 

Le baiser est la plus sûre façon de se taire en disant tout. (Guy de Maupassant)

 
 

J’ai aimé le baiser timide, presque accidentel, j’ai aimé le baiser lent, le baiser où nous nous sommes effleurés.

J’ai aimé le baiser à côté des lèvres, le baiser un peu mordant, le baiser humide, le baiser rapide.

J’ai aimé le baiser-café, avec un léger gout de menthe, le baiser appuyé, le baiser tendre, le baiser prolongé.

J’ai aimé le baiser profond, le baiser avec ma main sur ta joue, le baiser en fermant les yeux, le baiser avec ta main entre mes jambes.

J’ai aimé le baiser en caressant ton oreille, le baiser en ouvrant les yeux, le baiser avec le cou tordu, le baiser où tu as touché mon cul.

J’ai aimé le baiser en regardant les passants dehors, le baiser avec ta main sur ma nuque, le baiser où tu m’as dit encore.

J’ai aimé le baiser avec ma main sous ta jupe, le baiser sur le bord de la bouche, le baiser synchronisé.

J’ai aime le baiser debout, le baiser dans le cou, le baiser un peu fou, le baiser où nous pensions à nous.

J’ai aimé le baiser en croisant nos jambes, le baiser dans l’entrée, le baiser où nos corps voulaient continuer.

J’ai aimé.

.
 
 
 
 
© DGC 10 2007
Photo : coll. pers. Le Baiser, Auguste Rodin
 
Par E-Lover - Publié dans : Très en vie
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Mercredi 3 octobre 3 03 /10 /Oct 21:54


 
« - Oh mon amour, tu me baises comme un Dieu !
- Je ne sais pas ce qui me prend, je me sens comme un diable, ce soir… »

(Madame E., Fragments privés.)
 
 

Ne va pas croire que toute la nuit

je vais te tringler comme un chien

rien que pour toi je serai chienne !

que je vais te limer comme un dieu

t’enconner profond sans répit

Je ne suis pas un bon coup.

 

Tu ne devrais pas t’imaginer

que je vais te labourer sans cesser

que mon pieu bandé infaillible

t’enverra direct sur les roses

doucement me blessent tes épines

Je ne suis pas un bon coup.

 

Ne te figure pas que ma bite

obéira à tous tes ordres

qu’elle va réagir à tes doigts

à tes mots crus ou à ta langue

maintenant laisse-moi te sucer !

Je ne suis pas un bon coup.

 

Est-ce qu’elle se dressera sous tes yeux

aux moindres de tes effleurements

à tes subtils attouchements ?

je veux tes couilles dans ma main

Ce membre là est capricieux

Je ne suis pas un bon coup.

 

Cet animal n’en fait souvent

rien qu’à sa tête, c’est affligeant

tu pourras toujours t’y frotter

mais il refuse d’être dompté

et moi je serai ton esclave

Je ne suis pas un bon coup.

 

Toi qui rêvais d’un increvable

elle se durcit quand il faut pas

à la première femelle qui passe

avec elle je te ferai jouir !

il vaudrait mieux que tu repasses

Je ne suis pas un bon coup.

 

Je te l’assure, tu seras déçue

des heures durant, boucher un trou

elle a tendance à s’en lasser

jamais je ne me lasserai de toi !

elle s’ennuie ferme et cherche l’issue

Je ne suis pas un bon coup.

 

Ce qui l’excite serait plutôt

l’instant d’avant dans le métro

ou quand tu dévoiles tes secrets

Ô temps suspend son vol…

et puis aussi celui d’après

Je ne suis pas un bon coup.

 

Elle apprécie quand tu l’oublies

quand finalement tu rends les armes

ou quand lentement je lèche tes larmes

et que tes yeux me disent oui

Oh oui ! d’avoir trop joui de toi

Je ne suis pas un bon coup.

 

Lorsqu’elle s’est faite apprivoiser

elle va doucement se faufiler

vers d’autres zones moins convoitées

pour quelquefois se déchaîner

sans prévenir, encule moi

Je ne suis pas un bon coup.

 

Elle rêve, elle diverge, elle hésite

je l’imagine !

elle sait apprécier les surprises

savoure tes postures exquises

et les caresses primitives

Je ne suis pas un bon coup.

 

Elle aime les phrases qui trahissent

les entrechats et les culbutes

les langues de chat, les langues de pute

les entrelacs et les turlutes

donne-moi ta bite que je la goute !

Je ne suis pas un bon coup.

 

Elle ne te laisse pas indifférente

sa forme te tente, son goût te manque

tu aimes l’enfermer dans ta main

et la sentir réagir

ça y est tu bandes !

Mais je ne suis pas un bon coup.

 

Cette drôle de pine a ses faiblesses

ses heures de gloire et ses fortunes

elle n’aime pas trop les filles pressées

ni les lutines mal éduquées

tu seras mon maître !

Je ne suis pas un bon coup.

 

Propose-lui plutôt un plan B

ou un scénario frelaté

dans une ruelle mal éclairée

avec une belle tombée du ciel

je suis déçue, je t’abandonne…

Ce sera peut-être un bon coup…

 
 
 
 
© DGC 10 2007
Remerciements appuyés à Alexa pour sa relecture
et ses suggestions foutrement littéraires
Illustration : Serpieri
 
Par E-Lover - Publié dans : Convergences
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Samedi 15 septembre 6 15 /09 /Sep 13:00

« Si l'amour n'était pas ce mélange insoluble de crime prémédité et d'infinie délicatesse,

comme il serait aisé de le réduire à une parole !

Mais les souffrances de l'amour dépassent les tragédies de Job...

L'érotisme est une lèpre éthérée... »

(Emil Michel Cioran : Le Crépuscule des Pensées)

 


Trente minutes à peine, et une fringale tenace. Une cafèt’ sur le quai d’en face. Parfait. Le choix fut bref, l’horloge menaçait. Un tajine de mouton c’était inespéré.

Ma ration de protéines et de glucides pour tenir jusqu’au soir.

 

A la caisse j’attends mon tour. Equilibre précaire du plateau formica sur les tubes d’acier chromé. La caissière exhibait, cette garce, un exemplaire corné du chef d’œuvre de Miller. Sexus posé entre les serviettes en papier et les cuillères à dessert.

La méditerranéenne feuilletait les turpitudes d’Henry entre deux clients. Vient mon tour. Elle calcule l’adition.

 

Voulez-vous un jeton pour le café ? me fait-elle.

Je n’aurai pas le temps, mon train part dans vingt minutes. Dites moi plutôt ce que vous pensez de ce bouquin.

Très bien, fait-elle brièvement. C’est un ami qui me l’a prêté.

 

Je tape le code de ma CB.

 

Si je puis me permettre, j’aimerais vous en conseiller un à mon tour. Quelque chose de plus accessible et qui vous plaira certainement. Son amie Anaïs Nin était une grande dame, une femme de lettres aussi. Elle ne manquait pas d’imagination en matière de sexe. Venus Erotica, vous connaissez peut-être ?

 

L’ignare n’en avait jamais entendu parler. En avalant mon tajine et ma tarte aux poires, je tire mon carnet de ma poche. Il serait dommage qu’une amatrice de sensations fortes passe à côté de ce chef d’œuvre. Je lui calligraphie le titre, l’auteure, sans oublier mon prénom et mon numéro de téléphone, on ne sait jamais.

 

Je lui tends le billet en sortant :

 

 Voici les références dont je vous parlais. Je repasse par là de temps en temps.

 
 
 
 
© DGC 09 2007
Illustration : Coll. pers "Auguste Rodin, Jeu de nymphes"
Par E-Lover - Publié dans : Références
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L'Abbé Cédaire

 

Ames sœurs

On parle volontiers d’âmes sœurs lorsque deux personnes éprouvent le sentiment d’être félins pour l’autre. La recherche amoureuse est bien souvent énoncée comme la recherche de l’âme sœur pour désigner l’entente idéale. Tout comme il y a des fratries plus ou moins nombreuses on peut avoir plusieurs âmes sœurs, successivement ou simultanément.

 

Baisouille

Action de bisouiller en vue de baiser un(e) partenaire timide. "Charles baisouillait fréquemment ses copines de classe lors des séances de cinéma du mercredi." (Omar de Monbrac, Chroniques des salles obscures).

 

Cunibranlage

Pratique sexuelle à deux partenaires, ou plus, visant à synchroniser les mouvements des langues dans les con et les rythmes des mains sur les queues, dans le but de provoquer un orgasme généralisé.

 

Desirium

Contraction latine de délirium et desirus. Terme utilisé en médecine lors du traitement des affections nerveuses des individus rendus fébriles dans l’attende d’un rendez-vous galant. Octavia fut atteinte de desirium en reposant la lettre de son amant Marcus. Submergée par son désir, son cœur palpitait et elle fut prise de brèves convulsions.

 

Exhinibition

Selon la définition d’Albert de Monchibre, (Mon vit, mon œuvre) l’exhinibition est l’art de demander à sa bien aimée de montrer son entrecuisses là où c’est interdit : dans les cimetières, au passage clouté, devant le Ministère de l’intérieur… afin qu’elle prenne plaisir à franchir les interdits en toutes occasions.

 

Foutrager

Manière peu élégante d’honorer outrageusement sa concubine en éclaboussant ce qui n’a pas besoin de l’être (son livre de chevet, sa trousse à maquillage, ses plantes vertes…)

 

Gorger

Le terme gorger a été mis à jour lors de la découverte d’un ouvrage antique sauvé des ruines de Pompéi. Le manuscrit richement illustré était un livre de recettes amoureuses destiné aux pensionnaires des lupanars. Il désignait tout autant le geste consistant à faire glisser un membre masculin profondément dans sa gorge que l’augmentation en volume dudit membre sous l’effet de la caresse prodiguée.

 

Hammasexualité

Pratique sexuelle consistant à se rendre dans un hammam et à profiter de la vapeur pour enfiler un doigt incognito dans sa voisine ou dans son voisin, selon.

 

Intelligence intuitionnelle

Contrairement à l’intelligence dite logique ou rationnelle, l’intelligence intuitionnelle permet à ceux qui en disposent de comprendre rapidement leurs semblables. Par exemple, l’II permet de rentrer dans l’esprit du sexe opposé sans même avoir à y penser, ce qui permet un gain de temps appréciable lors d’une discussion.

 

Jusqu’au bitistes (les)

Mouvement social de la fin du XXème siècle défendant une pratique du coït consistant à bourrer jusqu’au bout, c'est-à-dire jusqu’à l’épuisement complet des partenaires. Son leader Jules Turgessant est mort d’une embolie cérébrale au cours d’une banale course à pied au bois de Boulogne.

 

Klito sutra

Ouvrage antique de référence sur l’art d’astiquer le clitoris. Le lecteur y trouve 671 façons de faire durcir et dresser le précieux organe féminin à l’aide d’un doigt, d’un genou, d’un pénis, d’une langue et de divers légumes de saison.

 

Lassivitude

Phénomène bien connu de tous les sportifs lorsqu’après une séance d’activité physique longue ou intense, au lieu de se sentir épuisé, le désir sexuel paradoxal particulièrement fort se manifeste. Il faut alors rapidement sortir de la douche et rappeler son (sa) partenaire de jogging ou d’escalade.

 

Manuel

Sous peine de se voir rabroué, le gentleman prévoyant consultera son Manuel de savoir vivre et de savoir foutre avant de s’approcher d’une gente demoiselle disposée à lui accorder ses faveurs.

 

Notre Pervers (le)

Prière des muses bien connue en pays Gaulois.

 

« Notre pervers qui êtes vicieux...

Que mon con soit salivé

Que les verges viennent

Que ma volonté soit fête

Sous la table comme aux pieux

Donne-nous chaque jour notre coït quotidien

Encourage nos turlutes

Car turlutons tous ceux qui nous ont enconnés

Ne nous soumets pas à l’abstinence

Et délivre-nous des mâles. »

 

 

Obsédoux

Penchant psychologique fréquent chez lez vieux veufs ayant encore la branche verte.

 

Priapisse

Discipline antique consistant à uriner en ayant le phallus en érection. Au XXème siècle de notre ère, la science a découvert que les champions de cet exploit possédaient une anomalie génétique et n’avaient donc aucun mérite.

 

Queue de cochon (la)

Lieu de débauche et de gourmandise bien connu des amateurs de bonne chair. Synonyme de bistroquet à foutre et de bar à pétasse (ne pas confondre avec le bar à touffes et le bar à gouines).

 

Roujouir

Certaines femmes rougissent dès qu’elles songent à jouir. D’autres rougissent quand elles ont joui. On dit que les rousses ont tendance à roujouir un peu plus vite que les brunes et ce n’est pas toujours faux. « Le devoir d’un homme galant est de savoir faire jouir et de faire roujouir sa partenaire. » (Casanova).

 

Sexercice

On parle de sexercice lorsqu’un initiateur donne un exercice érotique à son élève. Il est généralement destiné à lui permettre de découvrir une facette nouvelle de sa sensualité. Les muses du paradis connaissent ce terme depuis bien longtemps.

 

Tripoturer

Lorsque Jacques tripoturait Georgette de ses gros doigts rugueux de bucheron quinquagénaire, il avait tendance à la faire crier, mais pas seulement de plaisir.

 

Ustensensible

On trouve dans les tiroirs et les placards des cuisines toutes sortes d’objets pouvant servir d’ustensensibles lorsque monsieur est parti jouer à la pétanque et que madame a des idées.

 

Vulvérable

On dit de la femme qu’elle est vulverable lorsqu’au milieu de son cycle, elle ressent un impérieux besoin de se faire vulverer dans le but de se reproduire.

 

Watergons

Contraction grossièrement codée de l’expression : « Rejoins-moi dans les waters du wagon ». Ces lieux sont bien connus pour être les seuls lieux intimes des Trains à grande vitesse. Je conseillerai tout particulièrement ceux qui se trouvent à l’avant des voitures de la première classe du Paris-Marseille, réservés aux handicapés. Penser à vérifier qu’aucun paraplégique ne se trouve dans la rame (Si tu niques dans mon water, tu niques mon handicap).

 

X’citation

Citation trouvée dans un film X. Marc dit soudain à Carla : « Crache ton chewing-gum et mordouille-moi la hampe, je crois qu’elle commence à ramollir un peu. »

 

Yop

Substance blanchâtre bien connue des adolescents.

 

Zouave

Corporation de joyeux foutriquets aptes à la zoie en toute circonstance. Syn. : Zubial ; Zêbre ; Zigoto.

 

 

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